La vallée de la mort, ce nom est il justifié ? Nous pourrions dire que nous ne savions pas que c’était impossible alors nous l’avons fait.
Nous sommes début juin, c’est l’été déjà et la température dans la vallée atteint les 47°C lorsque nous consultons la météo sur internet. Les yeux s’écarquillent de stupeur lorsque l’on explique cette destination folle. On nous dissuade, on s’obstine. C’est soit cela, soit l’autoroute. On roulera de nuit, les étapes « ravitaillement en eau » sont calculées au kilomètre près. On se lance.
04h00 du matin, on part du ranch qui nous a accueilli la vieille au soir. Nous avons eu droit a une douche, plus nous partons chargés d’eau fraiche, 12 litres en tout. Le col qui nous sépare de la vallée de la mort culmine à 1500 mètres, bien plus haut que nous pensions…Aie Aie, nous le redescendons en flèche à travers les arbres Joshua, un dernier tournant au 86 km/h et puis s’offre devant nous le cratère du volcan juste avant la vallée. Du sable, des arbustes, paysage lunaire et chaud, pourtant il n’est que 8h00. La roue arrière de notre remorque crève, nous réparons au plus vite dans notre course contre le soleil…Au bout du cratère, cela remonte encore et encore, la chaleur devient insupportable. On s’arrête. On se fait une « cabane » sous un arbuste rachitique avec nos ponchos pour la pluie, on couvre les roues du vélo pour ne pas qu’elles explosent sous la chaleur, on s’installe comme on peut pendant que la température monte…Il est 10h00, le vent est brulant, il fait déjà 40°C à l’ombre…Ollivier, claustrophobe, dormira dans un tuyau de canalisation d’eau sous la route pas plus grande que seul une personne peut s’y tenir allongé les bras le long du corps. Notre température corporelle ne fait qu’augmenter, la tête nous brule, le cœur s’emballe, notre transpiration sèche à la seconde même où elle sort de nos pores…60°C au soleil, ca existe ? Oui et on est au cœur de la fournaise. Nous attendrons 8 heures pour que la température diminue enfin, demandant de l’eau aux rares voitures qui passent sur la route de graviers. Nous perdons la notion du temps, notre esprit est vague, comme au ralenti, les mots on du mal à sortir, seuls nos regards communiquent notre soutient mutuel.
Sommes-nous fous ? C’est une erreur monumentale que d’être là, à risquer nos vies. Nous devons nous en sortir coute que coute…et au plus vite !
Qu’est ce que les synchronicités ? Il s’agit de ces moments qui vous semblent incroyables pour être vrais, des choses que l’on demandent et qui par miracle arrivent…Au bord de la route Elsa fait des signes à un 4x4, pour demander un litre d’eau fraiche en plus de nos reserves…La vitre se baisse, et un « bonjour Madame ! » (en français) en sort suivi d’un regard autant amusé qu’étonné. Au milieu d’un désert, d’une vallée qui porte bien son nom, du mois de juin et d’une température invivable, nous rencontrons Willy, de Paris en vacances au Amériques. Il n’arrête pas de rire, et n’en revient pas de nous rencontrer ici ! Ca lui fait plaisir de voir du monde et mieux encore de parler français…Aaaah si il savait combien c’est réciproque !!!! « Qu’est ce que je peux faire pour vous ? »
Le vélo est mis sur la galerie, la remorque dans le coffre, et on finira la vallée dans le mort en compagnie du Willy à visiter cette vallée qui requiers bien des trésors, impossible à faire en vélo au mois de juin…Nous arrivons au point le plus bas de la vallée, à 86 mètres en dessous du niveau de la mer, l’air y est irrespirable tellement chaud, nous avons du mal a faire 500 mètres pour prendre une photo sans avoir les jambes qui flageoles et la tête qui tourne.
La nuit, le ciel est magnifique, il n’y a que nous. Willy nous laissera à Apple Vallée, avant de rejoindre son ami à Los Angeles. Mon dieu ! l’air y est plus frais ! Il ne fait que 45°C ! Un autre désert s’offre devant nous, le désert de Mojave qui s’étend jusqu’au Mexique ! Après la vallée de la mort, tout est possible !
| < Précédent | Suivant > |
|---|

































.jpg)
.jpg)

.jpg)


.jpg)



