Vents Nomades

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La vie au travers d’une vitre …

La relation entre hommes et nature en Italie se voit évidemment au travers de l’agriculture. Ici la plupart des supers exploitants agricoles sont au volant de leurs tracteurs 350 chevaux qui se pilotent parfois avec un gps dit « navigatore » car ici les parcelles font parfois plus de 180 ha ! Les agriculteurs ne descendent donc jamais sentir l’odeur de leur terre si riche ni pour toucher sa texture. Ils préfèrent plutôt la traiter avec des pesticides comme on traite un grand corps malade. Voilà l’agriculture industrielle à son apogée, encouragée par une politique voulant soit disant lutter contre la faim dans le monde.

Par contre les paysans Croates ont des parcelles si restreintes qu’ils utilisent des petits tracteurs voir des chevaux pour labourer la terre. Le reste se fait à la binette! Le désherbage ? A la main ! Ils sèment même quelquefois à la main. Ainsi ne mesurent ils pas à grande enjambées la taille de la terre? Il est vrai que cette agriculture est avant tout une agriculture vivrière qui est adaptée au paysage calcaire et rappelle celui du Luberon d’autrefois.

D’une manière générale, dans nos sociétés occidentales industrialisées, nous utilisons très peu de temps à marcher dans la terre, sentir l’odeur de champignons qu’elle dégage lorsque l’humus est humide. Les gens dans les campagnes italiennes ne se déplacent d’ailleurs plus qu’en voiture ! Ainsi les conducteurs sont protégés par une coque de verre et d’acier mais qui coupe aussi des éléments naturels. Alors ils voient seulement l’espace naturel comme une unité de mesure à traverser toujours plus vite si possible), voire même comme un obstacle ! (mais jusqu’ou plus vite ?)

Nous comprenons mieux comment nos sociétés creusent toujours plus un fossé avec la nature dont il est par ailleurs issu ! Les cités modernes sont bien sur étudiées pour pouvoir y circuler en voiture. Donc 70% de l’infrastructure est prévue pour les voitures ! Et a peine 5 % pour les deux roues.

Alors avons-nous pas là une allégorie de notre monde que nous adaptons et surtout exploitons au volant de nos gros engins, sans avoir la possibilité de voir l’enchantement qui existe encore dans le vol d’un papillon ou la fleur dans le ruisseau. Nous voyons plutôt les victimes fracassées sur les routes quotidiennement : blaireaux, lièvres hérissons, oiseaux…tous écrasés sur les routes de nos illusions de vitesse.

Ce qui est remarquable c’est qu’individuellement les personnes qui pilotent ces bolides sont tous des gens intéressants ! Mais collectivement ces actions nous mènent à des dérives qui vont à l’encontre de notre environnement nature. Et ceci nous en sommes témoin au lorsque nous nous déplaçons à la vitesse de notre tandem Eole.

 

La situation politique en Iran

Vents nomades est une association active dans la sensibilisation à l’écologie. Mais nous sommes aussi une équipe de cyclistes qui va à la rencontre des peuples du monde et du lien de l’homme avec la nature. Nous abordons les thèmes de l’eau, écomobilité et espaces protégés sur notre route. Voir www.ventsnomades.org

En plein cœur des évènements de la rébellion contre la dictature d’Ahrmadinejad et son nouveau mandat volé, nous souhaitons donner notre  point de vue sur la situation.

Extrait de notre journal de Juin 2009 :

« En respect des coutumes du pays, nous pédalons vêtu des habits les plus long et amples, et pour Elsa, le voile est obligatoire. Depuis la révolution Islamique de 1979, les libertés des femmes sont cachées derrière le tchador, grand voile noir, qui les couvre de la tête au pied.

Nos différentes rencontres nous font réalisé à quel point le gouvernement met la pression sur les femmes : elles passent généralement de la maison paternelle à la maison de leur mari, doivent éléver leur enfants dans la coutume religieuse du pays, etc. Mais derrière le voile se cache des jeunes filles très instruites, désirant faire toujours plus d’études, avec un besoin de liberté très présent, un ras le bol des conventions, et un désir d’immigrer vers le Canada, l’Amérique du Nord ou la Suisse. Une  fuite des cerveaux qui n’inquiète pas plus que ça, le gouvernement Iranien et Monsieur Ahrmadinejad, bien plus préoccupé par l’islam et ce qui s’y rapporte. Plus généralement c’est une envie de changement qui règne dans tout le pays. En plein cœur des élections présidentielles, Moossavi représente ce changement en douceur. Plutôt au centre et certainement beaucoup moins extrémiste que Ahrmadinejad, il est l’espoir de beaucoup de jeunes et de moins jeunes Iraniens. Mais les élections ne sont pas aussi démocratiques qu’elles paraissent, les candidats sont présélectionnés par  Ayatollâh, dont le chef suprême religieux est Khamenei.

« Farat Moosavi ! » Seulement Moosavi scandent les fans de ce candidats ! Accompagné de nos amis nous voilà dans la rue, un ruban vert au poignet (la couleur de Moosavi) et brandissant un poster de lui ! C’est la première fois en Iran depuis trente ans et nous nous fondons très bien dans la foule. Des milliers de gens manifestent leur opinion toutes les nuits jusqu’au vote, des milliers de posters d’affiches, de dessins circulent comme des tracts et chacun affiche sa préférence. Les voitures aussi sont déguisées, beaucoup de circulation, de chansons, certains dansent, c’est un peu la fête…pour une fois qu’on a le droit !

Si notre point de vue n’est pas tout à fait objectif, il est apparu clairement pour nous et toute la population Iranienne que le conservateur Ahrmadinejad a triché en ce 12 juin 2009, récupérant des voix des autres candidats. C’est un coup d’état pour tous les partisans de Moossavi, Karoubi et Rezai. Ils se sont par ailleurs unis dans la résistance face au dictateur, poussés par le peuple qui est descendu dans la rue pour demander une élection libre. Un lettre officielle écrite par un Politien à l’attention de Khamenei montre plus de 19 million de vote pour Moosavi et seulement 5 million pour Ahrmadinejad. Donc nous avons vu un coup d’état Ici en Iran.

Depuis vendredi les grandes villes se révoltent. Une quinzaine de personnes au moins ont été tuées par les forces anti émeutes de Ahrmadinejad et plusieurs centaines emprisonnés sans jugement, ni avocat. D’un point de vue extérieur on pourrait croire que le peuple s’insurge par la violence, mais en fait ce sont l’armée d’élite de ce « dictateur » qui casse et brule les Universités et les banques pour attiser le peuple et ensuite mieux l’opprimer et le punir. De plus son discours est volontairement  simpliste car il est ciblé sur les personnes les moins instruites donc les plus manipulables par l’argent et la religion.

La situation après 7 jours de manifestation donne le sentiment que nous sommes en pleine révolution ; la population prend joyeusement la parole. Le peuple souhaite avoir le droit d’élire librement le pouvoir. Cependant selon le chef religieux Khamenei le président aurait été choisi par dieu lui-même. Les partisans de Moossavi seraient donc contre la volonté divine et passibles de mort. Soit la situation aboutie à un changement radical dans le gouvernemental soit il y a un bain de sang ou un compromis entre les deux. »

Le samedi 20 Juin la situation se détériore et Ahrmadinejad procède à des violences contre des manifestants qui demandent un nouveau vote. Il a aussi demandé l’arrestation des  leaders qui organisent les manifestations. Tous les moyens de communications sont censurés, internet et téléphone portable filtrés et bloqués, les iraniens font du bouche-à-oreilles à travers les toits de la ville. Simplement nous pouvons témoigner que les manifestations sont spontanées donc ils n’arrêteront pas le mouvement car il y a des millions de leader…Chacun son propre leadership. Moosavi demande que s’il est arrêté le mouvement révolutionnaire continue. Il a par ailleurs reçu à son domicile un mandat d’arrestation. Pour avoir commandité les manifestations et incitation à la rébellion.

Nous voyons toutes les cinq minutes les images des guerrias civiles urbaines. Des dizaines de personnes se font tuer par la milice pro Ahrmadinejad. Ils se postent sur les toits pour tirer à balle réelle sur les manifestants .Les bassilji tapent en priorité sur les femmes. On se souviendra toujours de l’image de Neda, jeune adolescente qui fut tuée sur le macadam de téhéran, une balle en plein cœur. Le peuple commence à bruler les affiches de Khamenei le guide suprême, qui perd peu à peu de sa suprématie et une confusion est en train de s’installer au sein même de l’Ayatollah. Le peuple est courageux et ose encore protester. Mais c’est encore son sang qui coule pour la liberté.

Cependant, même si les gardiens de la Révolution ont réussi à briser le mouvement de liberté par la force, un changement s’est irrémédiablement produit dans l’esprit de ce peuple pendant 30 opprimé. L’espoir d’une démocratie et de libertés fleurissent dans leur tête et certains ose le crier, comme une poète de 85 ans Bimin Behbahani qui cris sa haine contre Khamenei.

Nous nous sentons réellement impuissant face à ces événements, impossible pour nous maintenant de descendre dans la rue, la spéculation n’aidant pas nous pourrions facilement être pris pour des journalistes étrangers. Notre seul moyen de crier notre révolte est d’aller sur les toits de Téhéran en lançant l’appel à la résistance : « Allah o Akbar, Dieu est Grand ! »

 

 

L’Aral, une petite mer qui revit…

 

Présentation :

Divisée en deux parties depuis la fin des années 80, la mer d’Aral présente une situation peu enviée des autres mers intérieures du globe. Le Kazakhstan et l’Ouzbékistan qui s’en partagent la superficie, n’ont pas  forcément choisi le chemin de la raison pour répondre aux alarmes tirées depuis près de 20 ans par les écologistes.

Désormais éloignés de la mer à plusieurs dizaines de km, les villages de pêcheurs ont du eux même organiser leur reconversion :  les terres laissées par la mer, ont fourni peu à peu des fourrages de premières nécessité pour le bétail. Pour survivre, les habitants de l’Aral ont développé l’élevage de chameaux, chevaux, … chèvres et moutons.

Aujourd’hui, la parution par la NASA d’une nouvelle photo satellite de l’Aral confirme le perpétuel recul de ses rives, avec lequel, un grand dérèglement écologique et économique s’en suit.

Cependant, il faut ajouter un bémol au catastrophisme naturel émanant d’une telle photo :

Si la partie sud, appelée « la grande mer », est vouée à l’assèchement définitif selon la communauté scientifique, la partie nord, « la petite mer », connaît en revanche un léger sursis.

La raison en est simple : à la différence du sud où le fleuve Amou Daria est toujours détourné pour la culture du coton, le Sir Daria au nord, déverse désormais dans l’Aral un débit conséquent et régulier.  Depuis quatre ans, le niveau de la petite mer se stabilise et la salinité n’augmente plus. C’est dans cette partie géographique de l’Aral, dans la partie kazakhe, que se situe une ville du nom d’Aralsk (Aral en russe) qui jadis, bordait la mer, et qui aujourd’hui se met à espérer.

 

Ville fantôme ?

En descendant du train, on ne soupçonne rien de cette ville. Ni de son passé, ni de son présent. Une ambiance de gare bien classique, où les gens ne soulèvent pas la moindre inquiétude. Les étals de toutes sortes sont dressés à l’attention des passants ; les taxis stoppés en embuscade tentent d’attirer les clients… Et pourtant, il suffit de faire quelques pas dans la ville pour se rendre compte des cicatrices de ce port orphelin.

Crée par Lénine au début du XXè siècle, cette  ancienne ville portuaire de l’Aral a un passé très contrastée : Jusqu’aux années 70, Aralsk prospérait. C’était un port stratégique. Par lui transitait le poisson destiné à nourrir tout le pays,  «La belle époque !… ». Après quoi les hommes et la culture du coton ont tué la mer. Par le drainage intensif des deux fleuves qui l’alimentaient, plus une goutte d’eau ne coulait dans l’Aral. Le coton, véritable « or blanc » du moment, pompa sans retenue toute l’eau irriguée. La désertification de la région fut rapide. Le recul de la mer, inévitable. La fin des années 80 marque un tournant psychologique : L’Aral se divise en deux mers. Une grande au sud ; une petite au nord.  C’est aussi le début d’une crise économique et sociale qui dure encore. Aujourd’hui, il faut entre 2 et 3 heures de jeep pour rejoindre les premières rives de la petite mer. Des industries navales et de la pêche il ne reste que les bâtiments. L’économie est anéantie, le taux de chômage estimé à plus de 50%. La moitié de la population est partie laissant derrière elle ruines et décombres. Désormais, de vieilles carcasses rouillées habillent le port sans mer d’un nouveau décor. Salicornes et autres herbes résistantes au sel ont investi les sols laissés par la mer. Elles  recouvrent l’espace vaseux d’un manteau de verdure qui fait le bonheur des troupeaux. Les traits tirés, le regard triste, les passants donnent le ton : le soleil tire sur la peau, la poussière creuse les traits, l’avancée du désert a gagné les expressions.

 

Signes de vie.

Et pourtant cette ville tente de vivre, à l’image de son bazar réaménagé depuis l’an 2000. Dans cette région qui connaît à présent un climat aride et sec, on est surpris par les étalages de fruits, légumes, et autres produits frais arrivés on ne sait d’où. Dans ce lieu d’échanges et de rencontres, l’agitation gravitant stimule le moral. Les affaires vont bon train. Les transactions restent modestes, peu élevées, mais qu’importe ! Voilà un semblant de renouveau économique, un signe de vie… La population a enfin cessé de diminuer, et des maisons  s’offrent même une seconde jeunesse. Quelques symboles ici et là qui laissent penser que les habitants vont de l’avant.

Dans la rue, enfants et adolescents parlent de l’Ailleurs, de l’autre Kazakhstan, de leur capitale, de rêves et de désirs. Ils chantent, jouent et viennent ajouter de leur pinceau naïf quelques touches de couleurs dans ce sombre tableau. Je me laisse séduire par leur innocence, leur insouciance, leur curiosité à mon égard. Ils ont grandi loin de la mer et prennent cependant de plein fouet les conséquences de cette absence. Quel avenir pour la jeunesse d’Aralsk ? Peu de perspectives économiques s’offrent à elle. Mais comme toutes les jeunesses du monde, celle-ci veut vivre, s’amuser ; flirter tant qu’elle le peut… boire pour oublier.

Ambiance du samedi soir… ambiance d’un soir où le "noir" laisse place au blanc de la mariée… à la fête !

Les rues aux abords de la seule discothèque seront alors, noires de monde.

 

Un espoir.

Depuis trois ans, le niveau de la petite mer se stabilise et la salinité n’augmente plus. (rappelons que la forte montée de la salinité en 20 ans a décimé la presque totalité des 30 espèces de poissons vivant dans l’Aral)

A cette situation vient s’ajouter une réalisation très prometteuse : l’inauguration d’un barrage sur le Sir Daria. Ce projet financé par la Russie et le Kazakhstan,  a décroché le soutien de la banque mondiale. Haute de 6m à son maximum et longue d’environ 12km, une digue faite de sable tassé sur une largeur de 15m vient compléter le dispositif. Le barrage dans la partie centrale vient entraver le cours du fleuve Sir Daria. Le rôle de cet ouvrage est simple : stopper l’écoulement à perte du fleuve dans la partie sud de l’Aral (qui semble irrécupérable) et canaliser cette eau douce pour qu’elle remplisse la petite mer... Une tel projet avait été réalisé dans les années 90 et avait montré son efficacité : le niveau de la mer était remonté et l’eau commença à être moins salée… Mais, élaborée avec trop peu de moyens, elle céda à plusieurs reprises, pour rompre définitivement lors d’une violente tempête au printemps 1999.

Avec cette inauguration, c’est toute une région qui espère : Le retour de la mer signifie une éventuelle amélioration des conditions climatiques et écologiques, mais pas seulement ; également l’assurance d’une activité de pêche pérenne. Car Si tous les projecteurs médiatiques ont été tournés vers la construction du barrage, il ne faut pas oublier le travail de fond et de patience mené par la corporation de pêcheurs…

 

La pêche

Qui aurait pu croire que la mer d’Aral redonnerait un jour du travail aux pêcheurs ?

C’est pourtant chose faite ! Depuis quelques années, de novembre à mars, les rives de la petite mer d’Aral revêtent un décor invraisemblable : des camps de pêcheurs s’installent et c’est un vaste camping qui s’organise. La mer d’Aral s’est retirée à plusieurs dizaines de kilomètres des côtes, ce sont donc les pêcheurs qui la rejoignent. Ils prennent congé  de leur famille pour quelques mois, le temps  d’accomplir une campagne de pêche encore impensable il y a 10 ans…. Cabanes en taules, yourte en terre, remorque de camion…voici les principales composantes de ce décor saisonnier. On se déplaçait jadis à dos de chameau, on chevauche aujourd’hui sa moto ou son side-car.

Y aurait-il alors à nouveau du poisson en mer d’Aral ?  « En fait, ça n’a jamais été le problème, me confie un responsable de pêche. En voyant le recul de la mer et surtout la salinité augmenter, les russes ont introduit une espèce de substitution à la fin des années 70, le Cambala… ». Ce poisson plat qui s‘apparente à la limande, possède une formidable capacité d’adaptation. Pendant 30 ans il s’est reproduit considérablement sans être pêché! Les kazakhs ne possédaient pas les bons filets et se méfiaient de cette espèce inconnue.

Alors, pour permettre à l’activité de pêche de redémarrer, il a fallu redonner force et confiance à tous ces pêcheurs désabusés et … ruinés. A ce stade, l’aide ne pouvait venir que de l’extérieur ; l’économie locale étant désorganisée et le gouvernement kazakh désemparé : Avec son indépendance déclarée en 1991, le Kazakhstan doit faire face à « d’autres priorités… ».  Le Danemark fut ce mécène. En collaboration avec les pêcheurs locaux, des pêcheurs danois ont mis en place une aide permettant de fournir du matériel adéquat (filets adaptés pour la pêche du Cambala, moteurs Hors-bord, vêtements …), une formation aux nouvelles techniques de pêche et,… de l’essence. Ainsi les pêcheurs ont pu développer de nouvelles campagnes de pêche et organiser leurs déplacements jusqu’à la mer puis l’acheminement du poisson jusqu’aux lieux de vente.

La pêche sous la glace est un spectacle incontournable, pleine de frissons et d’émotion. Sentiments partagés par les pêcheurs qui se voient aujourd’hui dans une situation beaucoup plus gratifiante, et fier de ne pas avoir attendu les promesses politiques pour mettre en place les voies de leur survie. Aujourd’hui, l’eau douce apportée par le Sir Daria contribue à la régénérescence du milieu aquatique. Outre le Cambala, ce sont de nouvelles espèces qu’on pensait disparue qui se font à nouveau prendre dans les mailles du filet : carpes, sandres, brochets…

L’organisation de pêcheurs peut se permettre de nouveaux espoirs : Son action cohérente menée depuis quelques années semble récompensée ; un ultime maillon vient terminer la chaîne : La construction d’une usine de poisson à Aralsk ! Les travaux ont débuté en 2004 ; leur fin était prévue pour septembre 2006, mais déjà l’usine a accompli sa première mission…l’hiver dernier (2005-2006). Le poisson récupéré sur la zone de pêche est nettoyé et congelé pour être ensuite exporté dans différents lieux et suivre les processus de transformation aptes à sa commercialisation. Des débouchés économiques se profilent. De tout le Kazakhstan en passant par la Russie, l’Ukraine,… les clients affluent et redonnent confiance.

 

L’Aral n’est sans doute pas sauvée et les séquelles de cette catastrophes loin d’être réparés, mais dans une partie au moins, on semble avoir trouvé le chemin de la reconstruction. A l’heure où la jeunesse n’est pas entièrement gagnée par le fatalisme, mais au contraire, portée par l’envie d’une situation meilleure ; à l’heure où  le commerce local redémarre  tout doucement et où, dans les esprits demeure l’espoir de voir un jour la mer revenir …Il semble bon de faire un arrêt sur images.

Article écrit par Vincent Robinot (un ami), journaliste scientifique, que vous pouvez retrouver sur:

www.vincentrobinot.fr
Vincent ROBINOT
35200 Rennes
France
tel: 0033(0)2.99.32.01.99
Mob: 0033(0)6.76.83.40.63

 

 
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