Vents Nomades

  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size


Selamat Pagui !!!

Envoyer Imprimer PDF

Le bonjour Indonésien donne le sourire! C'est sur l'île de Batam que nous commençons à apprendre quelques mots, juste le temps pour prendre le bateau en direction de Jakarta...

Batam-Jakarta: 32 heures  de mer. Dans la classe économique, c'est des cris d'enfants, des remontrances de maman, des rires, des ronflements, ça fume, ça mange et ça prie...C'est l'Indonesie qui parle. On y apprends plein de mots! Des regards aussi, nous sommes les seuls blancs, les "Prancis" du bateau, les seuls étrangers qui ont bien voulu se mélanger à la foule et rencontrer...Les yeux nous suivent dans chacun de nos gestes, les enfants ne nous quittent pas d'une semelle, sur le ponts c'est photo sur photo...En fait, on des stars! Beaucoup viennent discuter pour essayer leur anglais, d'autres voudraient venir...

On chante aussi...pour mes 25 ans que je passe sur la mer entre ici et ailleurs. Je ressens la pensée de mes proches en ce moment. Un quart de siècle! Heureuse d'être là en plein coeur du voyage, en plein battement d'un rêve.

Coucher de soleil au son du Allah o akbar (Dieu est grand) de la mosquée du bateau, pourtant il n'y a pas que des musulmans, on rencontre beaucoup de chrétiens et quelques Hindouistes.

Nous accostons à Jakarta à 18h. Vers 21h, nous trouvons enfin notre contact, Fred, après s'être perdus dans la nuit, dans les rues, dans les indications que nous donnaient les Indo, parfois exactes, parfois non. Son accueil est très chaleureux, nous parlons de projets écologiques, de nature en mangeant des multitudes de fruits différents au goût qui surprend toujours nos papilles!

Nous traversons l'île en train, toujours ce visa australien qui nous presse. A Probollingo, on nous met en relation avec un guide qui nous concocte un petit treck sur le volcan Ljen, près d'un parc national qui produit du café. On y va même si il pleut. A 2000 mètres d'altitude, il fait enfin frais! Nous nous baignons dans les eaux sulfureuses, et découvrons que les indonésiens raffolent du café loa, qui est prédigéré par un animal de la famille du Loir. Très cher, c'est parait il le must du must! Le lendemain, levés à 3h nous partons à l'ascension du volcan et surtout à la rencontre de ces hommes qui gagnent leur vie en récoltant le soufre dans les vapeurs de l'Ijen, au péril de leurs vies.

"ah! vous êtes francais? Il y a Nicolas Hulot qui est venu, avec deux hélicoptères, j'étais son guide, il a beaucoup filmé!" Ah? Sur les traces de Nicolas (très connu dans le coin), nous descendons dans le cratère où des fumées jaunatres s'échappent autour d'un lac d'un bleu magnifique, où l'eau est tiède et très acide! Chaque homme porte au minimum 50 kilos sur le dos, remonte cahin caha du cratère et redescend vers le "post" où il pèse son chargement de soufre. A tour de rôle, avec ou non un masque ils pénètrent dans les fumées, à la sortie des tuyaux qui crachent ce minéral prisé par les industries pharmaceutiques et de cosmétiques. En toussant, ils en ressortent des gros blocs de soufres encore chauds! Le plus âgés de ces hommes a 55 ans, et commencent à travailler vers 20 ans. C'est un travail qui rapporte, puisqu'ils peuvent gagner jusqu'à 15 euros par jour.  Ça leur permet de mettre leurs enfants à l'école pour qu'ils aient un travail moins dur que le leur. Il y a deux ans lors d'une éruption soudaine 5 hommes ont perdus la vie...

Nous sommes marqués par leur bonne humeur et toujours optimistes, minimisant parfois le danger. Mais peuvent ils faire autrement? Comment pourraient ils continuer la peur au ventre?

 

Mise à jour le Dimanche, 17 Janvier 2010 14:16
 
Discutez de ceci sur le forum. (1 posts)


Au revoir continent Eurasien!

Envoyer Imprimer PDF

Voilà, ca y est. C'est sur un ferry à grande vitesse que nous quittons Singapour, mais bien plus encore, le continent Eurasien sur lequel nous avons parcouru plus de 10000 km avec notre tandem Eole...L'île de Batam, juste à quelque kilomètre est déjà l'Indonesie!

Après notre séjour à Vientiane chez Jean-louis et Vine au papayaspa, nous avons enfin pris la direction de la Thailande. C'est là, sur les berges du Mékong que nous avons rencontré notre premier Éléphant d'Asie à la sortie de son bain. Moments forts.Au fil de son cours nous avons découvert le Nord Est de la Thailande, évitant autant que possible "les coins" touristiques. Nous avons fait d'excellentes rencontres et découvertes! Par exemple, plusieurs petites entreprises familiales recyclent les pneus de voiture et de camions, pour en faire des poubelles, des pots de fleurs, des aquariums! Nous avons vraiment aimé ces initiatives, qui, à partir d'une matière première gratuite et presque infinie font des petites oeuvres d'art bien utiles. Une idée à développer!

L'arrivée à Bangkok fut un choc! Plus d'arbres, à la place des ponts et des routes interminables, des voitures, des camions, des motos...klaxon...pot d'échappement...chaleur étouffante...ça parle, ça crie...Ou sont les parcs? Et le wat Pouh, pour les massages thailandais? Nous avons pris le train pour la frontière Thai-malaisienne.

Jamais décus de l'accueil des musulmans, on prend le temps de se parler et de se sourire! En Malaisie, nous avons suivi la côte Est, le long de la mer de Chine, dans une ambiance chaude et humide, normale pour la saison des pluies! Nous avons vu se balancer sur les fils électriques les singes, et apprécier les magnifiques plages de sable fin, avec une mer déchaînée (saison des pluies), nous avons bien joué avec les vagues très puissantes!

Nous sommes arrivées à Singapour en vélo, nous nous sommes perdu dans les dédales de voies rapides, mais au bout de 80 km (Singapour en fait au maximum 40 ) nous avons rencontré une vieille dame en vert qui nous a piloté jusqu'à une guest house dans la foule du marché de Bencoolen. C'est au Night safari que la soirée du nouvel an a commencé. Ce fut une belle expérience que de voir les animaux la nuit, très actifs, notamment les fauves et chauves-souris. Les chauves-souris frugivores (bat fox) sont aussi grande qu'un renard! peut on réellement sauver la biodiversité en la mettant en cage?

Nous sommes arrivés chez Lineda ane aptésienne qui nous accueille fort bien!

Heureusement car nous sommes en pleine saison des pluies et des torrents s'abattent sporadiquement sur l'ile. Nous préparons un reportage sur les algues invasives et notre prochaine arrivée en Australie...

D'ailleurs si vous avez des contact en Océanie qui peuvent nous aider, merci de nous laisser un message!

Nous vous souhaitons une belle année 2010!

 

 

 

Mise à jour le Dimanche, 07 Février 2010 12:06
 
Discutez de ceci sur le forum. (1 posts)


Retour de la jungle

Envoyer Imprimer PDF

Qui n'a pas entendu parler de gibbon expérience au Laos? Qui n'a pas voulu s'aventurer un jour au fin fond de la jungle? nous voici de retour (vivants) de la réserve naturelle de Bokeo, ou nous avons pu glisser sur la canopée grâce a des tyroliennes et dormir dans les arbres a plus de 100 mètres du sol...Gibbon expérience, c'est quoi exactement? La société Animo, depuis 2004, oeuvre pour la protection d'une partie de la jungle du Nord Ouest du Laos, contre notamment le braconnage, l'exploitation forestière, le brûlis qui détruisent les forêts primaires et ses habitants dans le Sud-Est asiatique. L'idée a émergé de construire  des maisons dans les arbres et un réseau de tyroliennes à travers la canope de Bokeo Nature Reserve, avec l'aide de la population locale. Le concept a marche, il rapporte bien plus aujourd'hui que l'exploitation forestière et le braconnage! http://www.gibbonx.org/index.php

Tous les jours des jeeps partent de Houay Xai vers la jungle, emmenant les touristes découvrir ses merveilles. Nous faisons parti de ceux la, d'un groupe de 8 personnes composes d'australiens d'allemands et d'une hollandaise. La voiture nous dépose a un village ou sont issu la majorité des guides travaillant pour Gibbon. Nous sommes accompagnes de Lee Lou et Peng Lu, pour nous enfoncer un plus dans cette faune et flore totalement inconnues...3 heures de marche, de montées et de descentes sous les arbres géants qui nous font de l'ombre, des chants d'oiseaux, des bruits dans les feuillages, des papillons extraordinaires, nous traversons les rivières qui nous rafraîchissent et qui nous font découvrir un nouvel animal très sympatique: la sangsue!

Mise à jour le Dimanche, 13 Décembre 2009 19:06 Lire la suite...
 
Discutez de ceci sur le forum. (2 posts)


Au pays du million d'éléphants

Envoyer Imprimer PDF

"Sabai deeee!!!" lancent les enfants cul-nu courant hors de leur maison tressée en bambou. Ça rigole à se plier en 4 ou ça fait de grand yeux ronds remplis d'incompréhension...Nous avons acheté des livres pour les redistribuer sur notre passage aux enfants qui n'ont pas l'opportunité d'aller à l'école. Big Brother Mouse, organisme qui a pour objectif que les enfants puissent lire partout dans le Laos et que cela reste un grand plaisir! Partant de contes traditionnels laotiens, ils écrivent et illustrent eux-mêmes des histoires qui sont avant tout distrayantes. Nous avons acheté par exemple l'histoire de "1 souris et 7 chats".

Notre traversée du Nord du Laos nous a montré que ce pays est rempli d'initiatives à visées sociales ou environnementales. A côté de ses voisins, Thailande, Vietnam qui ont vu leur développement économique décoller, le Laos reste derrière mais progresse vers son développement social et économique en gardant à l'esprit la protection et la conservation de la nature.L' eco tourisme est ici très rentable, comme nous le dit le directeur de Green discovery, agence d'éco tourisme laotienne. Sans parler de Gibbon expérience qui fait découvrir la canopée de façon originale pour préserver la foret de Bokéo.

Nous sommes également allés à Nam lik éco village, un petit lieu de paradis près de la rivière Nam lik, ou David a acheter une concession pour protéger un petit bout de foret et voir les animaux revenir. Quelques maisons sur pilotis, traditionnelles, un petit restaurant et Richard qui nous accueille au milieu de python réticulé, de bocaux enfermant des animaux formolés, des centaines de papillons collectionnés au mur, des livres d’identification…On se croirait au muséum d’histoire naturelle de paris, sauf qu’ici la nature est autour de nous, dans les arbres sauvés du brûlis et des coupes, de la rivière ou l’on pèche encore du poisson, ou des oiseaux minuscules poussent des cris énormes.

On ne vous avez pas dit que dans la foret de Bokéo, nous avons rencontré Jean louis et Laurent, des Falang (français en lao) qui posaient des panneaux solaires sur les cabanes dans les arbres à Gibbon expérience. Intrigués, nous avons discuté autour d'une beerlao (bière laotienne) de Sunlabob, entreprise crée par un allemand pour développée l'énergie renouvelable dans les pays en développement, en Afrique et en Asie. Rassemblant une quarantaine de salariés au Laos, ils font du solaire, des audits pour le secteur public en matière de gain d'énergie, des lanternes rechargeables au solaire pour les villages les plus isolés, etc.

Et puis à Vientiane, nous avons rencontré Gilles et Seb, qui s'occupent de l'association Elefantasia pour la sauvegarde de l'éléphant d'Asie, d'or et déjà en voie d'extinction. Le pays du million d'éléphants nous a ouvert ses portes si généreusement  et avec un grand sourire que nous regrettons de devoir partir, il y a toujours tellement a découvrir! Merci à eux!

Mise à jour le Dimanche, 13 Décembre 2009 14:15
 
Discutez de ceci sur le forum. (3 posts)


Made in China

Envoyer Imprimer PDF

Nous voici dans le Yunnan, dernière province avant de rejoindre le Laos via Boten. Nous sommes à Shangri-la ou Zongdian, au nord de la région juste avant les fameuses gorges du Tigre!

Notre traversée de la chine s'est faite au rythme de nos 30 jours de visa que nous avons bien du prolonger ici...Nous sommes arrivés dans le Xinjiang le 14 septembre dans un climat de malaise après les affrontements des derniers mois: rassemblements spontanés des Ouïgours dans les rues de Kashgar, présence militaire chinoise plus que prépondérante, plus de connexion internet dans toute la région et les étrangers ne sont pas les bienvenus! Nous avons été régulièrement refusés aux entrées des hotels et nous avons été régulièrement contrôlés par la police. Nous avons fui pour le Qinghai, region proche du Tibet. Bien évidemment, les tensions se retrouvent là aussi. Beaucoup de Tibétains vivent maintenant dans cette région, la main mise sur Lhassa par l'armée chinoise fait qu'ils ne se sentent plus chez eux au Tibet. Obligés de cacher l'image du Dalai lama dans leur poche intérieure ou derrière une tenture, ils essayent de faire vivre leurs traditions et culture.

Mise à jour le Dimanche, 13 Décembre 2009 14:18 Lire la suite...
 
Discutez de ceci sur le forum. (1 posts)


  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  5 
  •  6 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »


Page 1 sur 6

Galerie

Qui est en ligne ?

Nous avons 16 invités en ligne